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Le registre des procès-verbaux des réunions du Comité de patronage de l'École primaire supérieure (EPS) et professionnelle de garçons de Saint-Maur-des-Fossés de 1919 à 1950

La première page du Registre du Comité de patronage (1919)Ce registre, que nous avons numérisé, a été retrouvé par le proviseur du lycée D'Arsonval à l'occasion de la célébration du centenaire de l'établissement en 2018. C'est grâce à Olivier Pochard, président de l'association des anciens élèves du lycée, qu'il nous a été possible de le consulter.

Il s'agit d'un volume de 300 pages dont 145 ont été utilisées. Il a reçu en continu, du 7 avril 1919 au 27 novembre 1936, les procès-verbaux des réunions du Comité de patronage de l'EPS, puis, du 21 novembre 1945 au 16 mai 1950, les procès-verbaux des réunions du Bureau d'administration du collège D'Arsonval. Il a été réutilisé pour inscrire l'acte de l'inauguration officielle de la rénovation du lycée le vendredi 18 janvier 1985.

Rappelons que l'École primaire supérieure (EPS) a été créée en octobre 1918 par Auguste Marin, maire de Saint-Maur. Elle était alors la seule en banlieue parisienne. Elle a pu accueillir ainsi les jeunes soldats démobilisés qui avaient été contraints d'interrompre leurs études avant d'avoir reçu une formation à un métier.

Les procès-verbaux des réunions du Comité de patronage de 1919 à 1936

Le Comité comprend 6 puis 8 membres de droit :

  • le recteur de l'Académie de Paris
  • l'inspecteur d'académie
  • l'inspecteur primaire (M. Olive)
  • le directeur de l'école, M. Clarinval
  • deux puis trois professeurs élus pour trois ans par leurs collègues, MM. Pecquet (remplacé par Lefèvre en 1925), Mirman (remplacé en 1919-1920 par Dufour) et Dubuc (remplacé en 1923 par Tréglos), chacun représentant une des trois sections de l'école (générale, commerciale, industrielle)

Il comprend 12 membres nommés :

  • M. Marin, maire de Saint-Maur, conseiller général de la Seine, qui présidera à peu près toutes les séances de 1919 à 1935 au moins.
  • M. Thomas, architecte, conseiller municipal de Saint-Maur délégué aux travaux
  • M. Hubert, conseiller municipal, doreur sur bronze
  • M. Castéran, négociant à Paris
  • M. Collet, industriel, président de la Chambre syndicale de l'ameublement de la Seine
  • M. Grieshaber, industriel, fabricant de plaques photographiques
  • M. Cruchot, industriel, graveur sur métaux
  • M. Duvivier, industriel, accumulateurs autonomes, soudure autogène
  • M. Jullien, industriel, ingénieur (brevets d'invention)
  • M. Heurtel, industriel, directeur de la Société BiMétal, décédé en 1920-1921
  • M. Lamy, négociant et propriétaire d'exploitations agricoles
  • Docteur Vallat, médecin inspecteur de l'école

Les membres nommés seront portés à 16, dont :

  • MM. Chalignié, Hervé, Charpin et Morel, élus municipaux
  • M. Avet, maire de Créteil
  • M. Messner, vice-président de la délégation cantonale de Saint-Maur
  • M. Soyez, secrétaire de la délégation cantonale.

Dès 1925, le Comité est modifié conformément à un arrêté ministériel et on voit apparaître de nouveaux industriels, dont un directeur technique de Rhône-Poulenc imposé par le recteur en 1929, et deux délégués de l'Association des Anciens élèves. À partir de 1927, il se réunira très régulièrement deux fois l'an, en mai et en novembre.

Les comptes rendus des séances (31 réunions) sont un témoignage de premier plan sur l'organisation, le contenu et les objectifs de l'enseignement de l'E.P.S. Elles ont lieu en fin d'après-midi dans le grand salon de l'établissement et sont normalement présidées par le maire, Auguste Marin. Lors de la première séance, en avril 1919, le maire fait visiter aux membres du Comité la superbe propriété acquise par la municipalité pour y installer l'école. Un arrêté de juillet 1909 définit les attributions du Comité : il peut proposer des cours d'enseignement complémentaire et professionnel en tenant compte des besoins locaux, il veille aux intérêts matériels des élèves et à la bonne tenue de l'école, il patronne et place les élèves méritants, il favorise les séjours à l'étranger et les échanges d'élèves, donne son avis sur l'attribution des bourses, fait des missions d'inspection de l'établissement, oriente les enseignements spéciaux, etc. Le directeur y présente le compte-rendu des principaux évènements de l'année scolaire (professeurs, enrichissements de l'école), les résultats obtenus par les élèves boursiers ainsi que les résultats détaillés des diplômes obtenus par les élèves et de leurs admissions dans les écoles supérieures.

L'enseignement dans l'E.P.S., qui prépare au « Brevet d’enseignement primaire supérieur », est organisé comme suit :

  • un concours d'entrée fin juin : en 1919, 119 élèves admis sur 141 candidats ; 173 sur 259 demandes en 1921
  • en première année, un enseignement commun
  • en 2e année, un enseignement général et des sections d'enseignement spécial (agricole, industriel, commercial)
  • en 3e année, des préparations à l'industrie, dont l'École des Arts & Métiers, à l'agriculture ou au commerce (comptabilité et sténographie)
  • des cours d'enseignement complémentaire selon les besoins de la région, des cours temporaires et des cours de demi-temps selon demande du Comité de patronage.

Le bâtiment Bollier dans les années 1930Le maire rappelle que l'école a été ouverte en octobre 1918 avec 150 élèves (184 l'année suivante, 261 en 1920, 310 en 1921), et qu'elle est la première EPS de garçons créée en banlieue parisienne. Ses locaux sont déjà insuffisants : il lui manque un atelier de menuiserie, un amphi de physique-chimie, une salle de dessin, un labo d'électricité, un préau de gymnastique. Un projet d'extension a d'ores et déjà été établi par l'architecte communal le long de la rue des Bijoutiers, et reste dans l'attente de subventions. En attendant, l'école utilise des ateliers privés. La Direction de l'enseignement primaire se déclare prête à aider au développement de l'EPS de Saint-Maur qu'elle considère comme une école modèle.

Des visites d'usines sont envisagées pour les élèves. Elles n'auront pas lieu en 1919 « en raison des grèves multiples et longues qui ont touché les usines de la région ».

Le laboratoire d'électricité dans le bâtiment Bollier (années 1930)Au début, l'école ne possède ni machines-outils ni machines à écrire : ces dernières sont encore très chères. L'établissement va s'équiper année après année, par « concession » de matériel obtenue du ministère. Pour la rentrée 1920, elle obtient 20 étaux et 10 établis de menuisier (le double l'année suivante), ainsi que son premier matériel de physique et de chimie ; l'année suivante, des moteurs et des dynamos, un labo d'électricité.
Année 1919-1920 : 80 élèves en 2e année (50 % en section industrielle dont la moitié souhaite se présenter au concours de l'école nationale des Arts & Métiers), 23 en 3e année.

À la rentrée 1921-1922, l'école a neuf classes : 3 classes de 1ère année, 3 classes de 2e année (2 en section industrielle, 1 en section générale et commerciale), 2 classes de 3e année (1 en section industrielle, 1 en section générale et commerciale), et pour la première fois une classe de 4e année préparant spécialement au concours d'admission aux écoles nationales d'Arts & Métiers.

En 1920, sur proposition de l'inspecteur primaire, le Comité décide de créer une section préparant à l'École normale en vue de la formation d'instituteurs.

En juillet 1921, on apprend que M. Dubuc, professeur à l'École, est devenu agrégé d'histoire et de géographie, ce qui est encore rare. La même année, M. Pouvereau, jusque-là délégué dans les fonctions de professeur, est titularisé à l'issue du concours de 1920 où il a obtenu le diplôme de professeur de lettres des écoles normales et primaires supérieures. Par ailleurs, un élève, l'un des meilleurs, est admis à l'École normale d'instituteurs d'Auteuil. La même année, le sous-secrétaire de l'enseignement technique visite l'établissement avec la plus grande satisfaction. Des échanges scolaires sont prévus avec des élèves anglais de l'EPS de Bradford pendant les vacances. On crée un cours de « chimie-marchandises » : deux années d'études spéciales directement orientées vers les industries extractives, chimiques, alimentaires, textiles et diverses.

En février 1922, le directeur avertit que l'école sera insuffisante à la rentrée prochaine. Elle a reçu une nouvelle dotation en matériels et bénéficié depuis son ouverture d'un traitement de faveur en raison de son succès : elle a été dotée plus généreusement que les 400 EPS de France. Le sous-secrétariat à l'enseignement lui demande de créer une école pratique d'industrie et de commerce. En juin, le Comité de patronage demande la création d'heures d'enseignement et de services supplémentaires afin de soulager certaines sections dont les classes sont surchargées. Le ministre et la Ville de Saint-Maur accordent toutes les heures demandées. En revanche, la Ville rejette en mars 1923 la proposition de créer une école pratique formant des ouvriers au détriment de la culture générale, cette formule ne correspondant pas aux enfants de Saint-Maur désirant pour la plupart poursuivre leurs études. Auguste Marin fait adopter un projet d'extension sur l'emplacement du potager, le long de la rue des Bijoutiers, qui comprendra tous les laboratoires, ateliers, classes et amphis nécessaires.

Les résultats des trois premières années de l'école sont excellents : sur 100 élèves présentés aux brevets, écoles normales, écoles nationales et écoles spéciales, 75 ont été reçus. Sur 72 élèves ayant passé au moins trois ans à l'école, 34 ont poursuivi leurs études et 38 ont été placés dans la vie active par l'école, qui reçoit plus de demandes qu'elle n'a de candidats. Il en sera de même les années suivantes, tandis que la proportion de ceux qui poursuivent leurs études va augmenter au détriment de ceux qui entrent dans la vie active.

Le projet d'extension de l'école est approuvé en mai 1924, il est financé à 75 % par l'État et le Conseil général de la Seine. Les travaux sont réalisés du 10 novembre 1924 à octobre 1925. On crée un enseignement d'une seconde langue vivante, l'allemand, qui sera introduit dès la première année en octobre 1928 grâce à la libéralité de la Ville. En décembre 1925, le Comité se préoccupe de l'équipement technique des nouveaux locaux, particulièrement les ateliers.

L'inauguration sous la présidence du ministre Herriot (1927)En février 1927, le Comité accueille Pierre Monville, professeur de 4e année à l'école normale de Versailles, qui remplace M. Gamard, décédé, pour la préparation des élèves aux Arts & Métiers. Une association d'anciens élèves est créée, sous la présidence de M. Bonnet, dessinateur industriel. Les admissions au brevet de l'école dépassent désormais 80 %. L'effectif des élèves était de 362 en octobre 1926. Sur 1158 élèves passés par l'école en huit ans, 379 ont eu leur brevet, 113 sont entrés dans des écoles supérieures, 227 sont entrés dans le commerce, 373 dans l'industrie, et 147 dans l'administration, les carrières libérales ou l'agriculture. Un ancien élève, Picard, sorti major général des Arts & Métiers, est élève officier du Génie.

Le temps de leur équipement, les nouveaux locaux ne sont mis en service que le 1er octobre 1926 et inaugurés officiellement le 7 mai 1927, sous la présidence du ministre de l'instruction publique, Édouard Herriot, et d'Auguste Marin, conseiller général et maire de Saint-Maur, en présence du président du Conseil général de la Seine, D'Herbécourt, du préfet de la Seine Bouju, du directeur de l'enseignement primaire, de l'inspecteur général, et de très nombreuses personnalités.

En mai 1928, M. Lefèvre succède au premier directeur, M. Clarinval, à la tête de l'école. Le comité se préoccupe de près des résultats des 47 élèves boursiers de l'école : ainsi, tous les boursiers pupilles de la nation ont obtenu une moyenne supérieure à neuf sur vingt (c'est le minimum en-dessous duquel la bourse est suspendue), sauf l'élève Crétin (c'est son nom), jugé peu doué. On conseille à la famille de le retirer de l'école, mais le Comité est prêt à l'accepter pour encore un an. On envisage par ailleurs de créer une quatrième année d'enseignement général.

Le laboratoire de chimie dans le bâtiment Bollier (années 1930)En juin 1929, l'école s'enrichit de matériel et de livres offerts par la Ville de Saint-Maur. L'enseignement de la section de chimie est précisé suivant les conseils de trois ingénieurs, l'un de la Compagnie des Eaux, les autres de Rhône-Poulenc (qui fournit par ailleurs à l'école les produits chimiques avec une ristourne de 40 %), et des directions techniques de Kuhlmann et de Saint-Gobain : il s'agit, en-dehors de la culture générale (français, orthographe, mathématiques), d'insister sur les grandes synthèses industrielles et d'inculquer « l'amour du travail méthodique, précis et consciencieux ». Considérant que « la chimie règne maintenant en souveraine maîtresse dans beaucoup d'industries », le Comité adopte le programme proposé, qui prépare à l'Institut de Chimie et comporte une section préparatoire d'initiation et une section de chimie proprement dite où Pierre Monville, « professeur zélé et tout dévoué », règne en maître. Un diplôme d'études élémentaires de chimie appliquée est créé, dont le jury est constitué de directeurs techniques d'entreprise privées.

En 1928 et 1929, l'effectif total a atteint 344 élèves, dont 51 boursiers. Les classes de première année ne comptent « que » 40 élèves, tandis que celles de troisième et quatrième années sont « mieux garnies ». L'effectif de prépa aux Arts & Métiers reste stable (22 élèves) tandis que celui de la section générale et commerciale (3e année) explose en passant de 32 à 46 élèves. Le directeur déplore déjà que « nos jeunes gens sont attirés par les emplois qui paient dès le début », comme par exemple agent mécanicien des PTT (1000 F/mois dès l'embauche). Un appel est fait à l'industrie chimique pour qu'elle paie mieux les débutants.

La salle de dessin d'art dans le bâtiment Bollier (années 1930)Tandis que l'école continue à s'équiper en matériel et en collections en 1930 (cristallographie, minéralogie), le maire de Saint-Maur offre à vingt élèves la visite de l'exposition d'art moderne au Pavillon de Marsan. L'examen de fin d'année de la section de chimie est placé sous la présidence de l'inspecteur général de l'instruction publique. Concernant l'examen d'entrée à l'EPS, le directeur déplore chaque année que les directeurs d'écoles primaires présentent trop souvent des candidats trop âgés qui ne pourront pas préparer les Arts & Métiers. Une circulaire est envisagée pour faire connaître à tous les habitants de Saint-Maur l'organisation de l'EPS. Cette même année, le professeur de dessin Héroguez succède à M. Chameron qui prend sa retraite. M. Héroguez ne prendra sa retraite qu'en 1949. 51 élèves obtiennent le brevet de l'EPS, 17 entrent dans des écoles supérieures, 55 décrochent des diplômes dans leur branche. Sur huit élèves ayant passé avec succès leur examen de fin d'études de chimie, trois entrent chez Rhône-Poulenc à Vitry. Sur proposition du directeur, le Comité souhaite la création d'une quatrième année générale pour préparer le baccalauréat ou l'école normale, que le directeur de l'enseignement primaire n'acceptera que s'il y a 20 élèves (mais ils ne seront encore que 11 en 1931, en raison du déficit démographique lié à la guerre). À la rentrée d'octobre 1930 l'école, victime de son succès, voit ses effectifs de première année s'alourdir : plus de 50 élèves par classe !

L'amphithéâtre de chimie dans le bâtiment Bollier (années 1930)En 1931, l'école s'est encore enrichie d'un duplicateur, de livres de bibliothèque, et remercie le maire pour « la sympathie agissante qu'il ne cesse de manifester à l'égard de l'école ». En novembre, le Comité apprend que Pierre Monville vient d'être promu chevalier de la Légion d'honneur à titre militaire. Il est « chaudement félicité » par le directeur et par Auguste Marin. Le directeur signale la mauvaise ventilation du laboratoire de chimie, la nécessité d'un laboratoire de travaux pratiques de physique, en particulier pour l'optique, et souhaite un « bon phonographe » pour l'enseignement du français, des langues et du chant. Le maire s'engage à faire les travaux rapidement et à faire acheter un « excellent phonographe ». Notons qu'en 1931 douze élèves ont obtenu des prix au concours de dessin organisé par la Société « Les Amis des Arts » de Saint-Maur. Il y en aura 11 l'année suivante, et ainsi de suite. L'effectif de l'école atteint 362 élèves. Les trois classes de première année comptent chacune 54 élèves.

Le laboratoire de travaux pratiques de physique est installé en 1932, tandis que la bibliothèque s'enrichit d'ouvrages sur l'aviation offerts par le Ministère de la Défense. Le « musée d'histoire naturelle » s'enrichit de quelques pièces et d'une collection de minéraux. L'excellent phonographe offert par la Ville rend désormais de grands services. Le projet de création d'un lycée à Saint-Maur, évoqué en mai 1932, incite à stabiliser le recrutement de l'école. On envisage de créer un cours préparatoire à la première année pour les élèves trop faibles. Par ailleurs, l'EPS de Saint-Maur vient d'être classée première au Cross des Écoles supérieures et professionnelles de Paris et du département de la Seine, score qu'elle renouvellera l'année suivante ainsi qu'en 1934. De grandes affiches réalisées par la Ville feront connaître à tous les habitants de la région l'organisation de l'EPS.

À la rentrée d'octobre 1932, Rhône-Poulenc équipe le laboratoire de chimie, et le directeur de l'usine de Vitry se déclare très satisfait de la qualité de la formation des jeunes gens que l'école lui a envoyés : ils devraient devenir de bons cadres moyens. L'effectif atteint 395 élèves, avec trois classes de 56 élèves en première année. En raison de la crise économique, les parents orientent de préférence leurs enfants vers les sections générales.

En mai 1933, le musée d'histoire naturelle s'enrichit d'une collection de coquilles de grande valeur. L'effectif atteint 415 élèves, dont 72 boursiers de l'État. Trois d'entre eux ont une moyenne exceptionnelle de près de 14 sur 20 : Lecomte, Cœuillet et Gillon (= Lucien Gillon, père de Pierre Gillon). Le Comité les propose pour une promotion de bourse. Le concours d'entrée à l'école concerne 324 candidats, dont 170 de Saint-Maur. Ils seront 334, dont 188 de Saint-Maur en 1934. La proportion des candidats saint-mauriens ne cesse de grandir : 200 sur 300 candidats en 1935.

Notons qu’à la rentrée 1933 M. Pouvereau « abandonne » huit heures de chant, qui sont confiées à une professeure de l'EPS de jeunes filles. L'école s'équipe de pendules électriques et le maire offre une belle collection de minéraux. Le directeur déplore que les deux cours supérieurs A de Saint-Maur, à Adamville et à La Varenne, ne préparent pas suffisamment les élèves à l'EPS. Il insiste pour les remplacer par un cours préparatoire dans l'EPS.

En mai 1934, la bibliothèque de l'école continue à s'enrichir, le musée s'équipe de vitrines, un élevage de vers à soie se développe. Le nombre de boursiers s'élève à 115. Parmi les cinq meilleurs d'entre eux, on note l'élève Saouter, qu'on retrouvera, toujours avec d'excellents scores, l'année suivante. Une circulaire de mars 1934 précise que les candidats à l'EPS doivent venir d'un cours supérieur A et être âgés de 13 ans révolus, sauf les excellents élèves qui sont admis dès 12 ans. Tandis que Rhône-Poulenc continue à soutenir la section de chimie, l'école compte 425 élèves, dont 56 dans chacune des trois classes de première année, tandis que celles de quatrième année sont moins peuplées qu'autrefois en raison de la crise qui frappe les carrières commerciales et industrielles. La création d'un cours préparatoire à l'EPS n’est pas réalisée faute de crédits. M. Monville présente un projet de création d'un Radio-Club avec l'aide d’un généreux donateur, M. Montartier. Il indique aussi qu'un groupe d'anciens élèves a réalisé un planeur biplace. Le maire se propose de rendre compte de cette initiative au Conseil général et de leur faire voter une subvention. On signale des allégations désobligeantes concernant l'école, publiées par le « Journal de Saint-Maur », et qui auraient été inspirées par des membres de la commission municipale. M. Marin répond que « depuis qu'il est maire de Saint-Maur, il a toujours ignoré les journaux locaux quels qu'ils soient ».

En mai 1935, le Radio-Club est opérationnel. Il dispose d'un poste de TSF à sept lampes. L'objectif est de sensibiliser les élèves à l'évolution de la télégraphie sans fil et de la téléphonie sans fil, de les initier à la radio, et de leur indiquer les débouchés des industries radio-électriques. Outre la générosité de Rhône-Poulenc, le directeur signale celle du pharmacien Daguin, qui fournit l'école en produits et soigne gracieusement les élèves qui se présentent à sa pharmacie. L'école a acquis un appareil moderne de projection : un photoscope, financé en grande partie par l'association des anciens élèves.

À la rentrée 1935, l'effectif dépasse 450 élèves et les sections générales sont surpeuplées : 75 élèves pour certains cours de 3e année ! Depuis 1933, Pierre Monville et Henry Pouvereau sont membres du Comité de patronage. En 1936, l'EPS de Saint-Maur réussit la performance de se classer première toutes catégories au cross des EPS et des écoles professionnelles de la Seine.

Les locaux deviennent à peu près tous insuffisants. Six nouvelles classes et des ateliers sont souhaités pour la rentrée d'octobre 1937, d'autant plus qu'il faudrait créer une section préparatoire au brevet supérieur, que les administrations exigent de plus en plus, de préférence au brevet d'enseignement primaire supérieur. Le Comité souhaite également la création d'une association de parents d'élèves. Le président de l'association des anciens élèves, M. Fretté, propose de donner à l'établissement le nom du savant Charcot, ce à quoi le Comité ne voit pas d'objection. Il annonce également que le prochain Congrès de la Fédération des associations des anciens élèves des EPS de France se tiendra à Saint-Maur en juillet 1937.

Le cahier s'interrompt après le compte-rendu de la séance du 27 novembre 1936. Aucune page n'a été arrachée. Il manque donc les années 1937-1941, puisqu'ensuite, sous le régime de Vichy, les comités et conseils d'administration des établissements ont été supprimés. C'est au cours de cette dernière période que l'EPS a été transformé en collège et a reçu le nom du professeur D'Arsonval (1943).

Les procès-verbaux des réunions du Bureau d'administration du collège D'Arsonval

En application d'un arrêté de mai 1945, le Bureau d'administration du collège reçoit la composition suivante :

  • 9 membres de droit : le recteur d'académie, le préfet de la Seine, l'administrateur de l'enseignement supérieur, le maire, le directeur (M. Urvoy), le médecin du collège, l'inspecteur de l'enseignement technique, le chef des travaux et le surveillant général du collège ;
  • 12 membres élus ou nommés : trois professeurs (on retrouve Monville), deux surveillants, deux membres du conseil municipal (un inspecteur général et un ingénieur), quatre représentants des milieux industriels et commerciaux (on retrouve le pharmacien Daguin, le directeur technique de Rhône-Poulenc, Beudet, le directeur de l'usine Grieshaber, Rossignol, et Guerre-Berthelot, directeur des Pompes Mouveux (?), le président de l'association des anciens élèves, René Trohel, et un représentant des parents d'élèves. Une représentation des élèves est prévue mais non précisée.

Le Bureau ne se réunit qu'une fois l'an, dans la salle des professeurs, sur convocation du directeur. Lors de sa première réunion, présidée par l'inspecteur d'académie, le 21 novembre 1945, le Bureau doit statuer sur l'enseignement religieux au sein du collège. Seul l'enseignement qui était organisé pendant la dernière année normale, 1938-1939, est maintenu. Pour les établissements où cet enseignement a été introduit dans les années 1940-1944, un avis du Bureau d'administration est nécessaire. Au collège d'Arsonval, l'enseignement avait été introduit le 1er octobre 1944, et suivi en 1944-1945 par 26 élèves au cours catholique et 6 élèves au cours protestant. Avant la rentrée 1945, une enquête envoyée aux familles des nouveaux élèves avait montré une certaine indifférence à l'égard de l'instruction religieuse (9 élèves sur 160 intéressés par le cours catholique). Le Bureau se prononce contre la reprise des cours par les ministres des cultes, par 12 voix contre 4, malgré une importante déclaration de Pierre Monville, qui regrette d'avoir, à la place de l'administration, à prendre une décision qui va provoquer de grandes inégalités entre les établissements. Bien qu'étant lui-même favorable à cet enseignement, il vote contre pour respecter la discipline syndicale, 22 des 26 professeurs s'étant prononcés contre cet enseignement. Ce sera la dernière intervention de Pierre Monville au Bureau du collège.

Extension du collège : le directeur expose que des achats de propriétés riveraines ont été poursuivis depuis plusieurs années et que les plans établis en 1940-1941 sont dépassés. Le collège compte 620 élèves. Il est nécessaire de créer des quatrièmes années commerciales et industrielles, de créer des classes, d'agrandir les laboratoires et les ateliers. En revanche, l'intégration de l'Atelier-École de Saint-Maur, devenu Centre de Formation professionnelle (240 élèves, et bien plus lorsque la scolarité sera obligatoire jusqu'à 16-17 ans), n'est plus envisagée. Pierre Monville signale que les anciens élèves souhaitent que le nom du professeur d'Arsonval soit enfin gravé sur les murs du collège [réalisé avant novembre 1946] et demande que la rue du Pont-de-Créteil devienne rue d'Arsonval.

En novembre 1946 se pose la question de la cantine scolaire, créée par le Secours national en février 1942, et reprise jusqu'en juillet 1946 par l'Entraide française. Une grande discussion s'ensuit sur le rôle de la Caisse des Écoles, le prix du repas, la sous-nutrition actuelle de 70 à 80 % des élèves selon le docteur Cros. La création d'une cuisine autonome est évoquée. Le projet d'extension de l’école a été confié à l'architecte Graf. La section de chimie prépare désormais au baccalauréat.

Dans un tout autre registre, en 1946-1948, le collège a sa propre équipe d'aviron. L'équipe est championne de Paris et d'Île-de-France et vice championne de France universitaire sur le bassin de Suresnes en 1947.

En 1947-1948 apparaissent pour la première fois au bureau des représentants des élèves. Le 21 février 1948, une convention est passée entre le Ministère de l'Éducation nationale et la Ville de Saint-Maur pour les travaux d'extension et de modernisation du collège (60 000 F). Mais les travaux sont bloqués par une parcelle de terrain que la Ville n'a pas pu acquérir. Dans l'attente, les installations sont révisées et les locaux blanchis. Le collège atteint 650 élèves. Le directeur rend hommage à l'Association des anciens élèves qui vient en aide des élèves (prix, colonies de vacances, placement à la sortie du collège).

En mai 1949, le directeur mentionne la récente kermesse de l'Association des anciens élèves, qui a rapporté 90 000 F et permet d'acheter les livres pour la distribution des prix, de subventionner des séjours d'élèves en colonies de vacances et 15 stages à la Haute Barde en juillet. L'effectif est passé à 691 élèves, et le collège accueille désormais un certain nombre de jeunes filles en enseignement commercial : on forme les comptables à D'Arsonval et les secrétaires à La Varenne. Par manque de place, certains labos sont occupés par des cours divers. Une exposition des travaux d'élèves est présentée au collège puis en mairie. La Ville de Saint-Maur soutient toujours autant le collège, ainsi que le secrétaire d'État à l'enseignement technique, qui vient de le visiter et recommande à l'établissement de garder contact avec la réalité dans les branches industrielles et commerciales. On reparle du projet d'extension du collège, que plus rien ne bloque. Le maire voudrait voir grand.

L'organigramme des sections du collège (1949)En mai 1950, le Bureau d'administration, qui comporte toujours quatre représentants des milieux industriels et commerciaux, apprend avec stupéfaction qu'aucun projet n'a encore été élaboré par l'architecte, ce qui est d'autant plus préoccupant que le projet risque d'être retardé par les autres besoins urgents concernant les écoles maternelles et primaires. Or l'effectif atteint 721 élèves, dans des bâtiments prévus pour 300 ! Certaines sections sont contraintes de fonctionner à mi-temps. La deuxième année de préparation aux Arts & Métiers n'existe pas, faute de place. On envisage de demander un baraquement provisoire de quatre classes.

Les comptes rendus s'interrompent après la réunion du 16 mai 1950, sans qu'il y ait trace de pages arrachées.

Couverture du livret de présentation du collège d'Arsonval (1949)En page de garde sont insérés quatre documents de l'année 1949 :

  • un dépliant intitulé « Collège d'Arsonval Moderne Technique St Maur des Fossés Seine. Organisation pédagogique, mai 1949 », illustré par deux dessins à la plume signés « Gaudriot, Cazaux »
  • un extrait dactylographié, à la date du 3 juin 1949, du registre des délibérations du Bureau d'administration, séance du 17 mai 1949, signalant la saturation des locaux du collège et prenant note de l'engagement du maire quant à l'extension du collège. L'extrait est signé par le secrétaire et le directeur.
  • une courte note dactylographiée, en date du 6 juillet 1949, intitulée « Projets d'agrandissement du collège », rappelant l'historique (construction de 1926, extension à l'étude depuis 1938, effectif porté à 691 élèves en 1948 en raison de la création de classes de 6e et de classes de préparation au bac, etc.) et s'interrogeant sur l'avenir du collège selon qu'il s'oriente vers l'enseignement du second degré ou vers l'enseignement technique.
  • une note en date du 29 octobre 1949, adressée par la Direction des services d'enseignement de la Seine à tous les directeurs des collèges modernes, en vue de recevoir d'urgence leurs propositions pour la reconstitution des Bureaux d'administration.

Une publicité dans le bulletin des anciens élèves pour la grande kermesse du 2 juin 1957En 1957, le bulletin de l'association des anciens élèves mentionne la tenue d'une grande kermesse dominicale dans le parc du collège, avec diverses activités festives prévues au programme, et incitant vivement les « anciens élèves à venir voir leur vieux collège ».

Addition : l'inauguration de 1985

Aux pages 145, 146 et 147 a été ajouté en grands caractères la déclaration suivante, manifestement un peu improvisée :

« VENDREDI 18 JANVIER 1985

INAUGURATION OFFICIELLE
du
LYCÉE d'ARSONVAL

Rénové & Reconstruit

La cérémonie d'inauguration des nouveaux locaux a eu lieu le VENDREDI 18 Janvier 1985 sous la présidence de Monsieur THEYS, Préfet Commissaire de la République, & Monsieur le Recteur de l'Académie de CRÉTEIL, représenté par Monsieur COUILLEROT, Inspecteur d'Académie, Directeur des Services départementaux de l'Education Nationale, & Monsieur Jean-Louis BEAUMONT, Maire de SAINT-MAUR.

M. le Prefet,L'inauguration des locaux du nouveau lycée (1985)
M. Theys

Monsieur l'Inspecteur d'Académie
(illisible)

M. le Maire
Jean Louis Beaumont

M. le Proviseur
M. RENÉVOT

M. l'inspecteur Général
BRESSON

M. Meyer Maire-adjoint

M. GARNERO, Censeur »

Analyse du registre et des pièces annexes :
Pierre GILLON, Le Vieux Saint-Maur, juin-juillet 2019.

Éléments d'histoire du lycée d'Arsonval de 1950 à nos jours

Le « château » et le bâtiment Bollier vus depuis le parc (années 1930)Rappelons que le « château » du lycée fut construit et habité vers 1835-1850 par Thomas-Louis Cattaert, un orfèvre fabricant de cristaux, de bronzes et tailleur de cristal qui serait à l'origine du nom de la rue des bijoutiers (actuelle rue André Bollier). Dans les années 1860-1890, Jean Houdart, l'un des plus gros négociants en vins d'Île-de-France fait agrandir et embellir le bâtiment peu avant 1887 par l'entrepreneur-architecte saint-maurien Charles Pâquet. Ceci expliquerait les nombreux motifs viticoles du bâtiment qui subsistent.
Ce sont les bureaux des services administratifs et des logements de fonction qui sont maintenant installés dans cette ancienne demeure. Toutes les instances du lycée s'y réunissent plusieurs fois par an :

  • le conseil d'administration, qui vote toutes les décisions relatives à la vie de l'établissement,
  • la commission permanente, qui instruit les décisions soumises à l'examen du conseil d'administration,
  • le conseil des délégués pour la vie lycéenne, qui est consulté sur toutes les questions concernant les lycéens,
  • le comité d'éducation à la santé et à la citoyenneté, qui évalue et met en œuvre les projets éducatifs et de prévention,
  • la commission d'hygiène et de sécurité, qui élabore la politique de prévention du lycée,
  • le conseil de discipline, qui prononce à l'encontre des élèves les sanctions prévues par la réglementation et le règlement intérieur de l'établissement,
  • les conseils de classe, qui effecture le bilan pédagogique trimestriel de la classe et de chaque élève (il se réunissent 3 fois dans l'année par classe).

Bien qu'indépendant du lycée, mais jouxtant celui-ci, le gymnase municipal d'Arsonval est construit en 1977. Certains cours d'éducation physique et sportive du lycée y sont dispensés, notamment les sports collectifs. L'association sportive du lycée, créée le 8 juin 1945, organise entraînements et compétitions les mercredis après-midis.

C'est en 1983 qu'est inauguré le nouveau bâtiment « Rose », rebaptisé « Galilée ». Découpé en deux parties, il est relié par un escalier central. L'une comporte deux étages, et l'autre, un seul étage. Les couloirs et les salles sont organisées autour d'un patio central, apportant lumière naturelle, tout comme les grandes baies vitrées extérieures et intérieures.

  • On trouve au rez-de-chaussée le réfectoire, un espace de détente et une salle de travail pour les élèves, le centre de documentation et d'information (CDI) du lycée (11 000 livres et 50 000 articles de presse référencés en 2017), les bureaux de la vie scolaire et du conseiller d'orientation, l'infirmerie, la salle des professeurs et une grande salle pour les devoirs sur table ou utilisée pour des occasions spéciales.
  • Le 1er étage est entièrement dédié aux enseignements généraux : français, mathématiques, langues vivantes (anglais, espagnol, allemand) et "mortes" (latin), histoire-géographie, philosophie, sciences économiques et sociales.
    On y trouve aussi trois salles multimédia et une salle de musique (salle Pouvereau, plaque commémorative fixée sur l'un des murs).
  • Le 2e étage est consacré aux enseignements de sciences de la vie et de la terre (SVT) et de biotechnologies, avec des laboratoires de stockage et de préparation, et des grandes classes aménagées pour les travaux pratiques.
  • Le lycée dispose de son propre théâtre. La salle d'Arsonval (entrée publique par la villa Vernier) est utilisée par les classes du lycée avec option ou spécialité théâtre, ainsi que pour certaines représentations organisées par le Théâtre de Saint-Maur, des associations, et les ateliers théâtre du Théâtre de Saint-Maur. Des concerts sont organisés par les élèves musiciens lors de la fête de la musique (21 juin). Un ciné-club propose également des projections mensuelles de films cultes suivies d'un débat. Les événements pour les lycéens sont organisés par la Maison des Lycéens (MDL), association de loi 1901 créée le 25 mars 1969. Le conseil d'administration est composé d'élèves, d'anciens élèves, d'enseignants et de parents d'élèves.

En 1984, c'est le bâtiment historique « Bollier » qui rouvre ses portes après rénovation. Tous les cours et travaux pratiques de chimie y sont réalisés au rez-de-chausée et ceux de physique au 1er étage, pour toutes les filières : générales (série A puis littéraire, série B puis économique et sociale, séries C, D et E puis scientifique), technologiques (série F puis sciences et technologies de laboratoire (STL)), brevet de technicien supérieur (BTS) métiers de la chimie (STS), et classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) d'ingénieurs spécialisées en physique, chimie, et sciences de l'ingénieur (PCSI, PSI, TPC).

En 1991, le plus récent bâtiment « Ader » est construit pour y accueillir les enseignements de technologie industrielle et d'informatique. Dans les années 2000, les salles sont vouées aux cours et travaux pratiques des sciences de l'ingénieur (SI).

Enfin, un préfabriqué est implanté sur le parking du lycée entre 2001 et 2003. Une grande salle d'environ 140 m² au rez-de-chaussée permet d'accueillir plusieurs classes pour des devoirs sur table en conditions d'examen. Deux salles de cours à l'étage permettent de pallier le manque de salles dans les autres bâtiments.

Outre les enseignements, plusieurs activités périscolaires et projets pédagogiques ont vu le jour dans les années 2010 : un atelier robotique dans le bâtiment Ader, un atelier photographie dans le bâtiment Bollier et le parc du lycée, un club jardin devant le « château », et différents échanges internationaux.

Le programme des activités du centenaire (2018)Le centenaire du lycée est célébré le samedi 6 octobre 2018.  Différentes activités sont organisées pour l'occassion :

  • des rencontres de promos par décennies,
  • des expositions photos : « Le Cube des droits de l'homme », « Le lycée durant la Seconde Guerre mondiale », « Le lycée dans l'urbanisme de la ville », « Le théâtre au lycée fête ses 30 ans ! »,
  • des conférences de Bernard Guillien, Jean-Pierre Monville, et Vianney Bollier,
  • des représentations théâtrales proposées par les élèves,
  • des animations pédagogiques en lien avec les enseignements du lycée (scientifiques, éducation physique et sportive, musique),
  • et l'enfouissement d'une capsule temporelle dans le parc du lycée dont le contenu sera re-découvert en... 2048.

D'après archives et souvenirs personnels :
Tristan LANTENOIS, Alain SÉGOUFIN, Le Vieux Saint-Maur, mai 2020

Les personnages liés à l'établissement

  • Jean Houdart (1819-1904), négociant en vins, propriétaire du « château » vers 1860 à 1904 ;
  • Auguste Marin (1857-1941), maire de Saint-Maur, conseiller général de la Seine, président des séances du Comité de patronage de l'EPS de 1919 à 1935 au moins ;
  • Édouard Grieshaber (1872-1951), industriel à Saint-Maur, fabricant de produits photographiques, membre du Comité de patronage de l'EPS de 1919 à 1936 ;
  • Henry Pouvereau (1884-1964), instituteur à l'école du Centre à Saint-Maur, puis professeur de français, d'histoire, de topographie et de musique à l'EPS au moins de 1921 à 1946, et président de la Société historique et archéologique de Saint-Maur - Joinville - Créteil - Chennevières de 1943 à 1964 ;
  • Pierre Monville (1886-1962), professeur de physique-chimie à l'EPS de 1927 à 1946, résistant à partir de l'été 1940 ;
  • André Bollier (1920-1944), élève à l'EPS de 1930 à 1935, puis résistant.